Dirigeants, Service RH, Managers, Service Communication Interne, Chief Happiness Officer, …Qui est vraiment responsable du bonheur des salariés en entreprise ? Qui pointer du doigt quand ça va mal ? Qui féliciter quand tout va bien ? Qu’est-ce que le bonheur au travail au fond, et pourquoi vouloir trouver un responsable ? Entendons-nous tous la même chose derrière « responsable du bonheur ? »

 

Nous sommes tous Responsables du bonheur

Les Chief Happiness Officers ne peuvent raisonnablement pas porter sur leurs épaules la solution du « bien-être » au travail. Ce n’est pas leur rendre service que de laisser penser cela. Le CHO a besoin du soutien et de la contribution de tout un collectif, sans distinction. En effet la responsabilité et la notion même du bonheur en entreprise est un sujet sociétal qui dépasse la seule fonction de « responsable du bonheur en entreprise ».

CHO fabricant de bonheur

Ne pas confondre « bien-être », « plaisir » et « bonheur »

Si, le bonheur au travail est un sujet intrinsèquement lié aux enjeux de la QVT (Qualité de Vie au Travail) il n’est pas une « obligation » ni une « responsabilité » pour l’entreprise et pour qui que ce soit d’ailleurs. Là où les détracteurs ont raison, c’est que le bonheur est un ressenti personnel et que l’employeur ne saurait raisonnablement l’imposer et l’instaurer comme une règle de vie commune.

Le bonheur  ne dépend pas d’une simple séance de yoga ni même d’une partie de ping-pong, mais repose sur tout un écosystème et un équilibre propre à chaque individu. Les attentes et les besoins individuels sont à prendre en compte avant de qualifier à la place des personnes ce qui contribue, ou non, à leur bonheur en entreprise. Cette réalité semble parfois survolée ou ignorée hélas et c’est pourquoi beaucoup ont encore des difficultés à adhérer au solutions « bien-être » qui leur sont proposées.

Une erreur de sémantique ou faute la au dico ?

Bonheur, bien-être, plaisir, joie, épanouissement, gaieté, extase, euphorie, quiétude, satisfaction, 

Tout un champ lexical du bonheur qu’il appartient à chacun d’utiliser et de choisir pour qualifier ce qu’il ressent. Et c’est bien là souvent la difficulté à s’entendre et à se comprendre sur ce sujet hautement sociétal. Mais peu importe, l’essentiel est au dessus de cela.

Le bonheur est -il l’enjeu absolu ?  Le Chief  Happiness Officer serait-il donc responsable du bonheur absolu de chaque salarié ? Qui serait assez « fou » pour le croire et le présenter ainsi ? Bien sûr que non, mais doit-on pour autant renoncer ou encore crier à l’imposteur ?

On ne peut décréter le bonheur, ni encore moins l’imposer à quelqu’un.

C’est certain, on ne décrète pas le bonheur à coup de campagne marketing et de tapis de yoga. Je pense cependant qu’on peut contribuer favorablement à l’épanouissement, à la gaieté et au bien-être d’une personne ou d’un groupe par des initiatives sincères et ciblées.

Je suis persuadée également qu’on peut créer le bonheur là où la frustration, la démotivation, la perte de sens et le négativisme gagne du terrain sous le poids d’une société en pleine mutation. Car après une de crise financière sans précédent, la transformation digitale est venue rajouter au sentiment d’insécurité l’absence de visibilité et la menace sur les métiers.

Le bonheur au travail n’est pas plus utopique que le malheur dans le travail

Oui, ce n’est plus un secret pour personne, la souffrance au travail existe. Elle peut prendre la forme de mal-être, de démotivation, de perte de confiance, de turn over de burn-out ou encore de bore-out… Les salariés sont en première ligne face à cette réalité, mais les entreprises commencent à comprendre que le deuxième effet s’attaque directement à leur compétitivité et à leur pérennité.

Critiquer et railler les acteurs du bonheur au travail c’est en quelque sorte,  à mon sens,  nier l’existence de la souffrance au travail.

Avec la mission de Chief Happiness Officer et les solutions Bien-être  au travail il n’est pas question d’agiter une baguette magique, mais d’apporter des réponses individuelles et collectives à un besoin grandissant de  » réconcilier entreprises et salariés  » et de «  ramener l’humain au cœur des enjeux stratégiques  » de l’entreprise et  construire un avenir « gagnant-gagnant« . Cela ne se fera pas en un jour, mais certaines entreprises ont déjà amorcé d’excellentes choses et œuvrent avec succès dans ce sens avec leurs collaborateurs. Tout n’est pas parfait, mais quand la volonté est là, alors tout est possible. Y compris changer les mentalités et les cultures d’entreprises, ce dont a grand besoin notre société et notre économie.

Chaque jour, la HappyTech et le Club des CHO peuvent en témoigner,  de nombreux outils arrivent, de nouvelles initiatives naissent et se développent pour offrir aux entreprises la possibilité de proposer une expérience nouvelle à leurs collaborateurs. Collaborateurs qui, est-il nécessaires de le rappeler, sont en quête de sens, d’autonomie et de considération croissante. N’est-il pas temps de placer plus d’humain dans notre mutation digitale, et si on avait tous à y gagner ?

Tous responsables du bonheur au travail

Un appel au bonheur après la normalisation du mal-être au travail qui n’a que trop duré, est-ce déraisonnable, vraiment ?

Sans pointer du doigts un responsable au malheur au travail, sans s’attarder lourdement sur les erreurs de notre société, nous pouvons aujourd’hui croire en la possibilité du mieux-être, mieux vivre ensemble et s’épanouir en tant qu’être humain au travail. Cela s’accompagne au jour le jour, et chaque élément d’un groupe peut y apporter sa contribution et être reconnu en ce sens.

Nous sommes tous responsables, à notre niveau, chef d’entreprise, manager, DRH, CHO, salarié,  free-lance, intérimaire, cadre, non cadre, du bonheur au travail et dans nos vies.

Ceci n’est que ma vision, et elle n’engage que moi mais je tenais à la partager. J’espère que nous serons de plus en plus nombreux à vouloir œuvrer en faveur du bien-être au travail et que les CHO se sentiront de moins en isolés et désarmés et dénigrés dans nos entreprises. Nous avons tant à  gagner.

Et puis, le bonheur est un sujet sérieux, n’a-il pas sa science à près tout ?