C’est le sujet dont tout le monde parle depuis 15 jours; l’absentéisme a fait sa rentrée par la grande porte ! Tous les médias ont relayé les résultats de l’étude de Gras Savoye Willis Towers Watson, selon laquelle le taux d’absentéisme au travail a bondi de 3,6 % entre 2017 et 2018.

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L’absentéisme ce mal silencieux qui en dit long  sur le mal-être en entreprise

Depuis 2014, l’absentéisme a même explosé de 16 %. Les explications avancés par Julien Rémy, responsable du dossier absentéisme chez Gras Savoye, sont la perte de sens du salarié et les difficultés des familles monoparentales et/ ou des aidants de plus en plus nombreux.

Cela n’est pas sans rappeler l‘étude de fin 2018 réalisée par le cabinet ISEOR  qui chiffrait ainsi à environ 108 milliards d’euros par an le coût de l’absentéisme en France. Un fléau pour la performance de l’entreprise et un calvaire pour les managers et salariés assidus en charge de palier au manque d’effectif, …

Il est possible d’agir

Le fossé se creuse, la confiance n’est plus là, un mur d’incompréhension semble se hisser entre l’entreprise et ses collaborateurs. De nombreux DRH, managers se sentent démunies face à ce phénomène croissant qui est le reflet d’une société en transformation.

Les solutions existent, ce n’est pas une fatalité mais le signal fort qu’il est grand temps de changer et d’agir !

L’absentéisme est une thématique QVT à part entière

Face à un taux anormal d’absentéisme, de mal-être, de perte de sens ou de désengagement, il est indispensable de mettre en place une approche « Qualité de vie au travail » dans l’entreprise. Renouer le dialogue avec les collaborateurs, les interroger et analyser leurs conditions de travail et leur expérience collaborateur, former les manager, prendre soin de leur environnement de travail, de leur développement professionnel, adapter les horaires, lettre en place une charte de déconnexion, de télétravail, …

La QVT offre la possibilité de piloter des dispositifs adaptés et cohérents en mode participatif.

La condition ultime étant d’impliquer à la fois la Direction, les managers et l’ensemble des salariés. Une phase d’écoute, de dialogue et d’analyse est indispensable pour comprendre et entendre les difficultés rencontrées par les collaborateurs.  Mettre en place un diagnostic QVT est la première étape à privilégier avant de proposer des solutions.

Car pour être efficaces, les solutions déployées doivent venir de besoins exprimés par les collaborateurs et, dans la mesure du possible, testés et portés par eux.

La qualité de vie au travail doit être protées par une politique RH à part entière, elle permet d’améliorer la performance sociale de l’entreprise en changeant profondément sa culture.

Face à des enjeux aussi importants que sont l’absentéisme, le mal-être, le turn-over ou le manque d’attractivité, les entreprises ne peuvent se contenter d’un seul baromètre suivi de mesurettes cosmétiques et court terme.

L’absentéisme n’est pas une fatalité, mais un indicateur à prendre au sérieux qui implique d’apporter de vraie mesures correctives. Se faire accompagner par des experts externes à l’entreprise est bien souvent la meilleure façon de rester objectif car il est difficile d’être juge et partie et cela implique une remise en question de tous et à tous les niveaux.

En matière de QVT, ne jouez pas aux apprentis sorciers, faites-vous accompagner !